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SECTION 2 - OF THE DUTIES OF PARENTS TOWARD THEIR ILLEGITIMATE CHILDREN, AND OF THE DUTIES OF ILLEGITIMATE CHILDREN TOWARD THEIR PARENTS
Art. 238. Illegitimate children generally speaking, belong to no family, and have no relations; accordingly they are not submitted to the paternal authority, even when they have been legally acknowledged.
Art. 239. Nevertheless nature and humanity establish certain reciprocal duties between fathers and mothers and their illegitimate children.
Art. 240. Fathers and mothers owe alimony to their illegitimate children, when they are in need;
Illegitimate children owe likewise alimony to their father and mother, if they are in need, and if they themselves have the means of providing it.
Art. 241. Illegitimate children have a right to claim this alimony, not only from their father and mother, but even from their heirs after their death.
Art. 242. But in order that they may have a right to sue for this alimony, they must:
1. Have been legally acknowledged by both their father and mother, or by either of them from whom they claim alimony; or they must have been declared to be their children by a judgment duly pronounced, in cases in which they may be admitted to prove their paternal or maternal descent;
2. They must prove in a satisfactory manner that they stand absolutely in need of such alimony for their support.
Art. 243. The obligation of giving such alimony ceases, when the illegitimate child is able to earn his subsistence by labor, or whenever his father or mother have [has] caused him to be instructed in an art, trade or profession fit to procure him a sufficient livelihood, unless some continual sickness or infirmity prevents such child from working for his subsistence.
The debt of alimony ceases likewise to be due from the estate of the father or mother of the illegitimate child whenever either of them has provided during his or her life a sufficient maintenance for his or her illegitimate child, or have made to him donations or other advantages which may be sufficient for that purpose.
Art. 244. The other rules established respecting alimony to be granted to legitimate children, take place likewise with respect to illegitimate children, except so far as they may be contrary to the foregoing provisions.
Art. 245. In a proceeding in which custody of an illegitimate child formally acknowledged by both parents is sought by both parents, and in proceedings for change of custody after an original award, custody shall be awarded in accordance with the provisions on custody incident to divorce contained in Title V of this Book. [Added by Acts 1983, No. 215, §1, eff. Sept. 1, 1983; Acts 1993, No. 261, §2, eff. Jan. 1, 1994]
SECTION 2 - Des devoirs des parents envers leurs enfants naturels et des devoirs des enfants naturels envers leurs parents.
Art. 238. Les enfants naturels d’une façon générale, n’appartiennent à aucune famille, et n’ont pas de parents ; en conséquence ils ne sont pas soumis à l’autorité paternelle, même lorsqu’ils sont reconnus légalement.
Art. 239. Néanmoins la nature et l’humanité établissent certains devoirs réciproques entre les pères et mères et leurs enfants naturels.
Art. 240. Pères et mères doivent des aliments à leurs enfants naturels, lorsqu’ils sont dans le besoin ;
Les enfants naturels doivent également à leurs père et mère nécessiteux des aliments, s’ils ont eux-mêmes les moyens de la fournir.
Art. 241. Les enfants naturels peuvent réclamer ces aliments, non seulement auprès de leurs père et mère, mais aussi contre les héritiers de ceux-ci après leur mort.
Art. 242. Mais pour être habiles à former cette action, il faut:
1. Qu'ils aient été légalement reconnus par leurs père et mère, ou au moins par celui d'entre eux contre lequel ils réclament des aliments, ou qu'ils aient été déclarés leurs enfants naturels par un jugement dûment rendu, dans le cas où la recherche de la paternité ou de la maternité est admise;
2. Qu'ils prouvent d'une manière suffisante, qu'ils sont dans un besoin absolu de ces aliments, pour vivre.
Art 243. La dette d’aliments cesse si l'enfant naturel est capable de gagner sa vie en travaillant, ou si son père ou sa mère lui a fait apprendre un art, métier ou profession propre à lui fournir des moyens suffisants de subsistance, à moins que quelque maladie ou infirmité habituelle ne l'empêche de travailler pour subsister.
Cette dette cesse également à l'égard de la succession du père ou de la mère naturels, lorsque l'un d'eux aura assuré de son vivant, l’entretien suffisant à l'enfant naturel pour le faire subsister, ou lui aura fait des donations ou autres avantages qui puissent en tenir lieu.
Art. 244. Toutes les autres règles établies en la précédente section, relativement aux aliments à fournir aux enfants légitimes, ou par eux, ont lieu également à l'égard des enfants naturels, sauf en ce qui peut être contraire aux dispositions ci-dessus.
Art. 245. Lors d’une procédure dans laquelle la garde d’un enfant naturel formellement reconnu par les deux parents est demandée par chacun d’entre eux, et lors d’une procédure en vue du changement de la garde après une attribution initiale, la garde doit être accordée conformément aux dispositions relatives à la garde en cas de divorce contenues dans le Titre V du présent Livre. [Ajouté par la loi de 1983, n° 215, §1, en vigueur le 1er septembre 1983; loi de 1993, n° 261, §2, en vigueur le 1er janvier 1994]
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